Lynch: Not Moving the Story Forward

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I have had a strange relationship with David Lynch’s films.  For many years, I rated my favorites of his work as Elephant Man and The Straight Story.  The lover of good narrative that I am, I had a hard time giving myself over to works like Lost Highway and Mulholland Drive.  Still, I always admired the freedom with which he played.  His technique could include characters like the Cowboy, who show up and leave, without giving us any reason why.  His work integrated a lot of dream world.  So I understood why people loved his stuff, even if I felt a little bit outside of that world.

As I often do, I stumbled upon and became obsessed with a huge phenomenon – about twenty years after everybody else liked it.  Recently, thanks to TF1 in France putting out the box sets, I discovered Twin Peaks.  I could fill many pages with my impressions and admiration of the show.  It was hugely inspiring for me, and I would include the series finale as one of my favorite films – film or television – of all time.

Soon after, I found out that Lynch wrote a book with advice for artists about creativity.  It’s called Catching the Big Fish.  I got it here in its French version: Mon histoire vraie : Méditation, conscience et créativité, and I wanted to share a couple of my favorite quotes from it.  If anyone has access to the English version, please post in the comments.  Enjoy.

La Vie d’Artiste. Au lycée, c’est en lisant THE ART SPIRIT de Robert Henri que j’ai eu l’idée de mener une vie d’artiste. J’entendais par là me consacrer à la peinture – m’y consacrer pleinement, en reléguant tout le reste au second plan.

C’était le seul moyen, estimais-je, d’aller suffisamment au fond des choses pour faire des découvertes. Dans cette optique, tout ce qui vous détourne de la voie de la découverte ne fait pas partie de la vie d’artiste, qui est fondamentalement synonyme de liberté. Ce qui semble, je pense, un brin égoïste. Sauf que ce n’est pas nécessairement égoïste ; cela signifie seulement qu’il faut du temps.

Pour une heure de peinture, il faut avoir quatre heures devant soi. On ne se met pas à peindre comme ça de but en blanc. Il faut s’asseoir, se concentrer, réfléchir un tant soit peu, avant de se lancer et d’accomplir les bons gestes. Et puis toutes sortes de matériaux doivent être prêts. Il faut par exemple fabriquer le châssis sur lequel on monte la toile avant de la mettre dans le cadre ; ça peut prendre beaucoup de temps de préparer ce sur quoi on va peindre. Et ensuite on se met au travail. Il suffit d’une idée de départ pour s’y mettre, car, pour moi, ce qui vient après relève du procesus d’action et de réaction. Il s’agit toujours d’un processus de construction puis de destruction. Dans ce qu’on a détruit, on découvre quelque chose, et c’est à partir de là qu’on se remet à construire. La nature joue un rôle gigantesque dans cette dynamique. Le fait d’assembler des matériaux rétifs – comme lorsqu’on expose quelque chose au soleil, ou lorsqu’on utilise des matériaux antagonistes – provoque en soi des réactions organiques. Il s’agit ensuite de prendre du recul et d’étudier ce qui se passe, étudier, étudier, étudier ; et soudain on bondit de sa chaise, on repasse à l’action et on attaque l’étape suivante. C’est le principe de l’action et de la réaction.

Mais si vous savez que vous devez être quelque part dans une demi-heure, il est peu probable que vous réussissiez à pousser ce processus jusqu’à son terme. Par conséquent, la vie d’artiste, c’est la liberté de s’octroyer du temps pour que les bonnes choses arrivent. Ce qui ne laisse pas toujours beaucoup de temps pour autre chose.

Watching Twin Peaks, I appreciated one of Lynch’s strongest suits.  He is able to create mood and ambiance very well.  In this quote, he explains his technique, which I will apply to my own filmmaking.

La Sensation du lieu, c’est très important au cinéma, parce qu’on a envie de pénétrer dans un autre monde. Chaque histoire a son propre monde, son ambiance, une atmosphère qui lui est propre. Alors on essaye d’allier tous ces éléments – ces petits détails – pour créer cette sensation d’un lieu.

Le son et l’éclairage jouent un rôle crucial. Les sons qui entrent dans la pièce peuvent contribuer à dépeindre un monde, à le rendre plus riche. Si de nombreux décors sont suffisants pour des plans larges, dans mon esprit, ils devraient résister à un examen plus minutieux, les petits détails devraient être visibles. Il est possible qu’on ne puisse les voir tous, mais d’une certaine manière il faut qu’on sente qu’ils sont présents, qu’on sente qu’il s’agit d’un endroit véritable, d’un monde réel.

I have yet to see Inland Empire.  Though I have heard a lot of negative feedback on this film, I still look forward to seeing it.  For a long time, I was caught up in plot and the importance of working out the story.  Discovering Twin Peaks made me to realize that some of the most beautiful images and concepts, the ones that haunt us and stay with us long after, are ones that have nothing at all to do with advancing the story.  Thank you, Mr. Lynch.

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About kartiksingh

I have been living in Paris, France since 1996. I was born to Sikh parents who immigrated to the USA. I grew up outside of Kansas City, and at 18 went to Washington DC with the intention of becoming a diplomat. Five years later, I arrived in Paris and found my life purpose: to make films that bring hope, insight, and inspiration to the world. My debut feature film Callback premieres in September 2010 in New York. For more details on where you can see my films, look for me at http://www.facebook.com/#!/kartik.singh
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2 Responses to Lynch: Not Moving the Story Forward

  1. kartiksingh says:

    This week, at the insistence of my editor, I saw Mulholland Drive again. It is a masterpiece. I remember disliking the film when I saw it at the movie theater when it came out in 2001. Seeing it again, I marveled at how free Lynch was in his storytelling. How fearless, too. This time, I came to the movie having seen the complete two seasons of Twin Peaks. This gave me even more ways to appreciate the film. What did you all think of this film?

  2. Pingback: 2010 in review « Kartik’s Blog

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